26 août 2014

Ma vendeuse de fruits

 

Elles ont choisi de rester après l’incendie du marché central de Bujumbura. Elles; ce sont certaines femmes, généralement vendeuses des fruits et légumes, qui ont continué à exercer leur métier aux alentours de cet ancien marché.

La police qui use parfois de la violence ne leur fait pas de cadeau, elle détruit tout à son passage. Mais celles qui parviennent à échapper avec leurs marchandises jouent, avec la police tout le long de la journée, « au chat et à la souris ».

Avec un capital de moins de 20 000 francs burundais (moins de 10 euros), elles se lèvent très tôt (4 h du matin), pour aller se procurer les fruits ou légumes à 50 voire 80 kilomètres de Bujumbura. Ensuite elles reviennent les écouler au centre-ville. Elles n’hésitent pas à braver la police. Toutes les histoires autour d’elles sont extraordinaires. Le courage et la persévérance de ces femmes m’avaient inspiré un texte. En voici un extrait.

Elle se lève très tôt le matin défiant le sommeil,
Se hâtant d’arriver à destination avant le soleil.
Elle court perdant ses gracieuses formes.
Mourir ou survivre, elle connait par cœur, la norme.

Elle gagne toujours ses courses.
Quand la police la pourchasse, elle fonce.
Elle sprinte atteignant vitesse de la lumière.
Même Usain Bolt ne fera pas le poids, lui l’homme éclair.

 

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Commentaires

Nadav Junior
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Femme noir, femme africaine demain sera une nouvelle jours d'espoire.